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Zoom sur les algues vertes

La marée verte : comment ça marche ?



Une teneur en nitrates de l’eau élevée est un facteur favorisant les marées vertes mais ce facteur seul n’est pas suffisant. C’est ainsi qu’à Saint-Michel en grève dans les Côtes d’Armor, la teneur en nitrates de la rivière n’est que de 35-40 mg/l et l’on observe tout de même une marée verte.

C’est un ensemble « d’ingrédients » qui créée la marée verte. Le premier ingrédient est une morphologie de baie  peu profonde et bien exposée qui favorise l’élévation de la température de l’eau. De plus, contrairement à ce que l’on peut penser, l’eau bouge peu dans la baie du Quillimadec  : une même goutte d’eau située à un endroit précis de départ s’avance vers le large en marée descendante puis revient à son endroit initial en fin de marée montante, ce qui favorise la stagnation des nutriments (azote et phosphore) dans la baie. La plage du Curnic est ensuite un lieu où le courant est très faible, ce qui favorise la sédimentation des algues à cet endroit.

Enfin, les algues ont besoin d’azote et de phosphore pour se développer. L’origine du phosphore fixé au sable dans la baie du Quillimadec est diverse mais la responsabilité de son arrivée incombe surtout à la mauvaise gestion passée de l’assainissement des maisons. Il y a 15-20 ans, les stations d’épuration n’existaient pas. On estimait alors que 80 % du phosphore présent dans les rivières provenaient des villes et 20 % de l’érosion des terres agricoles lors de fortes pluies. Aujourd’hui, d’une part la quantité totale de phosphore drainé par les rivières a baissé et, d’autre part, du fait de la construction de stations d’épuration dans les villes, les rapports se sont équilibrés à 50 % du phosphore provenant des terres agricoles et 50 % des villes.

Toutefois, le mal est fait puisque le phosphore se fixe aux sédiments dans la baie et est donc présent en quantité non limitante pour la croissance des algues vertes. On ne peut donc pas jouer sur ce facteur ni sur la morphologie de la baie qui ne changera pas. Les seuls facteurs limitants à l’heure actuelle sont :
- naturellement la température et la luminosité en hiver, au printemps et à l’automne, rarement en été (même si cet été ils ont été limitants du fait d’un temps particulièrement pluvieux) 
- le flux de nitrates provenant de la rivière du Quillimadec en été. En effet, le nitrate n’a pas la faculté de se fixer au sédiment de la baie du Quillimadec, reste soluble dans l’eau et se dilue dans l’eau de mer progressivement en avançant dans la baie. Si la quantité de nitrates drainée par la rivière diminue, on peut donc avoir un impact immédiat sur la marée verte.

La teneur en nitrates de la rivière du Quillimadec tourne actuellement entre 50 et 55 mg/l en moyenne (65 mg/l l’été et 45 mg/l l’hiver). La provenance actuelle des nitrates présents dans la rivière est essentiellement agricole, les communes ayant installé, pour la plupart, un assainissement collectif. Sur le bassin versant de Saint-Michel en grève, on estime mathématiquement qu’il faut descendre à une teneur en nitrates de 10-15 mg pour diminuer la marée verte de moitié ! Heureusement à Guissény, la baie est moins favorable à la prolifération des algues vertes qu’à Saint Michel en Grève. Il semble qu’un objectif de baisse aussi important ne soit pas nécessaire. De manière générale, on estime suivant la sensibilité du site que la baisse des flux de nitrates devra être d'un tiers à deux tiers des flux actuels pour avoir des effets substantiels sur la marée verte. Il est important de noter que le temps de réponse du bassin versant n'est pas actuellement une donnée quantifiée. On estime qu’il faut 5 à 15 ans pour que les améliorations de pratiques agricoles en surface puissent avoir une répercussion sur la teneur en nitrates de la nappe d’eau souterraine et de la rivière en conséquence. Il faudra donc être patients.

Le ramassage des algues vertes



Les communes organisent le ramassage des algues vertes depuis que celles-ci sont gênantes. Le ramassage a donc débuté tôt dans les années 1980-1990.
Depuis 2005, la communauté de communes a signé une convention avec les 4 communes de son littoral concernées par les dépôts d’algues vertes afin d’organiser le ramassage de celles-ci et leur valorisation par épandage avant des cultures estivales comme le chou. La plage du centre nautique à Guissény est la plus touchée.

 


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